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Comment le verre pliable a transformé les smartphones — comparatif entre Samsung UTG, Corning et SCHOTT

Caractéristiques en bref

Matériau Verre ultramince (UTG), renforcé chimiquement
Plage d’épaisseurs 25 – 100 µm (applications pliables)
Rayon de courbure minimal <1 mm (SCHOTT UTG après traitement)
Endurance au pliage 200 000 – 300 000+ cycles
Principaux fournisseurs Samsung Display, SCHOTT AG, Corning Inc., Nippon Electric Glass
Transmittance optique 91 – 92 % (spectre visible)
Chaque téléphone pliable vendu aujourd’hui pose le même dilemme technique : fabriquer un verre pour écran assez fin pour se plier sans casser, mais assez résistant pour supporter les chutes et les frottements quotidiens dans une poche. Trois entreprises — Samsung Display, Corning Incorporated et SCHOTT AG — ont adopté des approches fondamentalement différentes pour résoudre ce problème. Nous comparons ci-dessous leurs technologies de verre ultramince, à partir de caractéristiques publiées et de données issues d’appareils réels plutôt que d’arguments marketing.

Qu’est-ce que le verre pliable et comment le verre flexible fonctionne-t-il ?

Qu’est-ce que le verre pliable et comment le verre flexible fonctionne-t-il ? Le verre pliable est un verre ultramince — généralement d’une épaisseur comprise entre 25 et 100 micromètres — qui se plie de manière répétée sans se fissurer. Dans cette plage d’épaisseurs, une feuille de verre ultramince flexible se comporte davantage comme un film polymère souple que comme les panneaux rigides des smartphones classiques. Une étude de 2026 publiée dans le Journal of the American Ceramic Society conclut qu’un verre ultramince flexible à module de Young réduit peut atteindre la souplesse mécanique nécessaire aux écrans pliables tout en conservant les propriétés optiques et de surface qui distinguent le verre du plastique. La technologie du verre flexible repose sur un principe : la contrainte de surface. Lorsqu’une feuille de verre se courbe, sa surface extérieure s’étire sous l’effet de la traction tandis que sa surface intérieure se comprime. Les fissures apparaissent du côté soumis à la traction. Plus le verre est fin, moins sa surface extérieure se déforme pour un rayon de courbure donné — c’est pourquoi une feuille de verre de 30 µm peut se replier à plat alors qu’une feuille de 500 µm se brise. Mais l’épaisseur ne suffit pas à expliquer la durabilité du verre pliable. Les fabricants renforcent le verre ultramince par renforcement chimique, un procédé d’échange ionique capable de transformer les propriétés de surface du matériau — le verre est immergé dans un bain de nitrate de potassium (KNO₃) fondu à environ 410 °C. Au cours de ce traitement, les petits ions sodium (Na⁺) présents à la surface du verre sont remplacés par des ions potassium (K⁺) plus volumineux, ce qui crée une couche soumise à des contraintes de compression. Des travaux publiés par la Korean Ceramic Society montrent que ce procédé génère des contraintes maximales de compression comprises entre 300 et 2 000 MPa — suffisantes pour résister à la propagation des fissures lors de cycles de pliage répétés.
📐 Note technique

Relation essentielle : rayon de courbure (R) = épaisseur (t) / (2 × déformation de surface). Pour un verre de 30 µm dont la déformation de surface maximale admissible est de 0,5 %, le rayon de courbure minimal théorique est de 3 mm. Le renforcement chimique déplace l’axe neutre, ce qui permet d’obtenir des rayons inférieurs à 1 mm après traitement — selon les caractéristiques publiées par SCHOTT.

Samsung UTG, Corning et SCHOTT — les caractéristiques en bref

Samsung UTG, Corning et SCHOTT — les caractéristiques en bref   Trois approches distinctes dominent le marché du verre pliable. Samsung Display a été la première entreprise à commercialiser du verre UTG pour les appareils pliables grand public. SCHOTT détient le record Guinness World Record du verre le plus fin au monde. Quant à Corning Incorporated — l’entreprise à l’origine de Gorilla Glass —, elle développe un verre à épaisseur variable avec son propre procédé de renforcement par échange ionique. Voici une comparaison de leurs caractéristiques publiées.
Caractéristique Samsung Display UTG SCHOTT UTG Verre flexible Corning
Épaisseur 30 µm (génération 1) → 50 µm (génération 2) Plage de 25 – 210 µm Épaisseur variable (technologie propriétaire)
Rayon de courbure ≤1,5 mm (série Galaxy Z Fold) <1 mm après traitement <3 mm (objectif de développement)
Endurance au pliage >200 000 cycles >300 000 cycles >200 000 cycles
Renforcement Injection ionique propriétaire Échange ionique chimique (résistance des bords multipliée par 4-10×) Procédé breveté d’échange ionique
Fabrication En interne chez Samsung Display Procédé d’étirage vers le bas Étirage par fusion ($200M+ par machine)
Principale gamme de produits Samsung UTG (technologie propriétaire) Xensation Flex / AS 87 neo Gorilla Glass Ceramic 3
💡 Conseil de spécialiste
Les caractéristiques techniques ne suffisent pas à déterminer quel verre sera le plus performant entre vos mains. Le verre UTG de Samsung bénéficie d’une intégration verticale — la même entreprise conçoit l’écran, le verre et le mécanisme de charnière. SCHOTT vend des substrats de verre séparément à plusieurs fabricants d’équipements d’origine, ce qui leur offre davantage de souplesse pour concevoir l’empilement des couches de l’écran.

Rayon de courbure, épaisseur et endurance au pliage

Rayon de courbure, épaisseur et endurance au pliage   Trois valeurs définissent les performances du verre ultramince dans les appareils pliables : le rayon de courbure, l’épaisseur et l’endurance au pliage. Ces paramètres sont interdépendants — modifier l’un impose des compromis sur les autres. La décision de Samsung de faire passer l’épaisseur du verre UTG de 30 µm à 50 µm entre le Galaxy Z Flip 5 et le Z Flip 6 illustre ce compromis. Un verre plus épais implique un rayon de courbure légèrement supérieur et un pli plus visible — mais aussi une meilleure résistance aux chutes et une moindre déformation de l’écran au fil du temps. Android Headlines a indiqué que le panneau UTG plus épais du Z Flip 6 rend l’écran plus dur et plus résistant aux rayures tout en atténuant le pli au centre de l’écran. SCHOTT revendique le plus petit rayon de courbure réalisable du secteur : moins de 1 mm après renforcement chimique. Cette valeur concerne sa gamme Xensation Flex, dont l’épaisseur de verre peut être ajustée de 25 à 210 µm selon les exigences du fabricant de l’appareil. L’endurance au pliage annoncée de 300 000+ cycles dépasse les 200 000+ cycles annoncés par Samsung — les deux entreprises pouvant toutefois employer des protocoles d’essai différents, une comparaison directe reste difficile.
Paramètre Verre UTG de 30 µm (génération 1) Verre UTG de 50 µm (génération 2) Incidence sur l’expérience utilisateur
Rayon de courbure ≤1,0 mm ≤1,5 mm Écart légèrement plus grand une fois le téléphone replié
Visibilité du pli Plus marqué 20 % moins visible Amélioration perceptible
Résistance aux rayures Plus faible Plus élevée Moins de microrayures au quotidien
Résistance aux chutes Plus faible Plus élevée Meilleure protection contre les chutes accidentelles
Pour la suite, TrendForce indique que Samsung développe une structure à double couche UTG pour le Galaxy Z Fold 8. En superposant deux feuilles de verre ultramince aux propriétés différentes, Samsung vise une réduction supplémentaire de 20 % de la visibilité du pli par rapport au Z Fold 7, tout en maintenant une endurance au pliage supérieure à 200 000 cycles.
⚠️ Idée reçue
De nombreux acheteurs pensent qu’un verre plus fin donne toujours un meilleur écran pliable. En réalité, c’est l’inverse — Samsung est délibérément passé à un verre UTG plus épais, car le verre de 50 µm améliore sensiblement la résistance aux rayures et aux chutes ainsi que l’atténuation du pli par rapport aux panneaux de 30 µm d’origine. L’épaisseur optimale dépend du mécanisme de charnière, pas uniquement du verre.

Résistance aux rayures et dureté de surface

Résistance aux rayures et dureté de surface La résistance aux rayures est de loin le premier motif d’insatisfaction des propriétaires de téléphones pliables — et la cause est souvent mal comprise. Les rayures que les utilisateurs voient sur leur écran pliable proviennent généralement du film protecteur souple placé sur le verre de protection, et non du verre lui-même. Le verre ultramince renforcé chimiquement atteint une dureté de 6 à 7 sur l’échelle de Mohs, comparable à celle du verre des smartphones classiques. Toutefois, les fabricants de téléphones pliables appliquent sur le verre UTG une fine couche protectrice en polymère — généralement en polyuréthane thermoplastique (TPU) ou en polyimide incolore (CPI) — pour absorber les chocs et empêcher la rupture du verre. Ce film protecteur présente une dureté au crayon d’environ 2H, correspondant à seulement 2 à 3 sur l’échelle de Mohs. Comme The Verge l’a expliqué lors de son démontage du Z Flip, le verre situé en dessous résiste réellement aux rayures — mais le film qui le recouvre se raye aussi facilement que n’importe quelle surface en plastique.
Couche de surface Dureté au crayon Échelle de Mohs Origine des rayures
UTG (renforcé chimiquement) 6H – 7H 6 – 7 Sable, quartz, acier trempé
Film protecteur en TPU 2H 2 – 3 Ongles, pièces de monnaie, clés
CPI (polyimide incolore) 2H – 3H 2 – 3 Ongles, pièces de monnaie, clés
Le renforcement chimique de SCHOTT multiplie la résistance des bords par 4 à 10 selon la composition du verre et les paramètres de traitement. Samsung utilise un procédé propriétaire de renforcement qui injecte un matériau durcissant dans le verre UTG pour obtenir une dureté uniforme dans toute la feuille. Les deux approches poursuivent le même objectif : rendre le verre suffisamment résistant pour que la couche protectrice en polymère devienne le maillon faible — puis, à terme, superflue.

Comment le verre pliable est-il fabriqué ?

Comment le verre pliable est-il fabriqué ? Produire un verre plus fin qu’un cheveu humain exige un procédé de fabrication si précis que seules quelques installations dans le monde en sont capables. Les deux principales méthodes de production — l’étirage vers le bas et l’étirage par fusion — présentent chacune des avantages distincts pour la technologie des écrans pliables.

Procédé d’étirage vers le bas (SCHOTT)

SCHOTT utilise un procédé d’étirage vers le bas dans lequel le verre en fusion s’écoule verticalement à travers une zone de formage pour créer un ruban continu. Le contrôle précis de la température et la vitesse d’étirage déterminent l’épaisseur finale. La méthode de SCHOTT produit des rubans de verre de 25 à 210 µm et peut être adaptée au traitement de verre enroulable de bobine à bobine — le verre est alors enroulé sur des bobines comme un film, ce qui permet une fabrication en grande série.

Procédé d’étirage par fusion (Corning)

Dans le procédé d’étirage par fusion de Corning, le verre en fusion déborde d’une goulotte en V, puis s’écoule sur ses deux faces opposées avant de fusionner à leur base. Comme les surfaces n’entrent jamais en contact avec les équipements, le verre obtenu n’a pas besoin d’être poli — un avantage essentiel pour la clarté optique. Selon la presse spécialisée, chaque machine d’étirage par fusion coûte plus de $200 millions, ce qui contribue à expliquer pourquoi cette innovation a mis plus de temps à être déployée à grande échelle dans l’électronique grand public.

Le renforcement chimique : l’étape finale

Quelle que soit la méthode de formage, tous les verres pliables subissent un renforcement chimique. Un procédé classique consiste à immerger le verre dans un bain de nitrate de potassium (KNO₃) fondu à environ 410 °C pendant 4 à 16 heures. Au cours de cet échange ionique, les petits ions sodium présents à la surface du verre sont remplacés par les ions potassium plus volumineux du bain de sel, ce qui crée une couche soumise à des contraintes de compression à la surface du verre — avec des valeurs publiées comprises entre 300 et 2 000 MPa selon la composition du verre et la durée du traitement. Des travaux de la Korean Ceramic Society signalent que l’application de KNO₃ par pulvérisation apparaît comme une solution de remplacement pour les feuilles ultraminces, car la méthode traditionnelle par immersion peut endommager le verre de moins de 50 µm en raison de la résistance exercée par la solution.
📐 Note technique

Le rendement de production du verre de moins de 100 µm reste inférieur à 60 % dans l’ensemble du secteur en raison de la casse lors du formage et de la manutention. Les difficultés de rendement pèsent fortement sur les coûts — et expliquent pourquoi la fabrication de verre ultramince exige des équipements bien plus spécialisés et un contrôle qualité plus poussé que la production de verre plat classique.

Quels téléphones utilisent chaque type de verre pliable ?

Quels téléphones utilisent chaque type de verre pliable ? Samsung n’a plus le monopole des téléphones pliables — la chaîne d’approvisionnement en verre UTG reflète cette évolution. Plusieurs fournisseurs de verre se disputent désormais les contrats des fabricants d’équipements d’origine, chacun de ces fabricants explorant différentes conceptions d’appareils, sources d’approvisionnement en verre et épaisseurs cibles.
Appareil Fournisseur de verre Épaisseur du verre UTG Année
Samsung Galaxy Z Flip Samsung Display 30 µm 2020
Samsung Galaxy Z Fold 3 SCHOTT (totalité du verre UTG) 30 µm 2021
Xiaomi MIX Fold 2 SCHOTT (Xensation Flex) 30 µm 2022
Samsung Galaxy Z Flip 6 Samsung Display 50 µm 2024
Oppo Find N5 BOE (verre UTG sur mesure) Non communiqué 2025
Xiaomi MIX Flip 2 Nippon Electric Glass (Dinorex UTG) Non communiqué 2025
Samsung Galaxy Z Fold 7 Samsung Display 50 µm 2025
iPhone pliable Apple (attendu) Samsung Display (selon les informations publiées) À déterminer 2026
Une surprise dans cette chaîne d’approvisionnement : Samsung n’utilise pas toujours son propre verre. La publication spécialisée coréenne THE ELEC a indiqué que SCHOTT avait fourni la totalité du verre UTG du Galaxy Z Fold 3 en 2021. De son côté, Nippon Electric Glass est entré sur le marché en 2025 avec Dinorex UTG — portant à un quatrième acteur le nombre de grands fournisseurs et offrant à des fabricants comme Xiaomi davantage de possibilités d’approvisionnement pour leurs appareils pliables. Le futur iPhone pliable d’Apple, dont le lancement en septembre 2026 a été largement annoncé par la presse, devrait utiliser la technologie d’écran de Samsung Display avec du verre ultramince. Selon MacRumors, Apple teste des panneaux de verre ultramince flexible d’épaisseur non uniforme — plus fins dans la zone de pliage pour la souplesse, plus épais ailleurs pour la rigidité — afin de rendre le pli de l’écran invisible.

Verre pliable ou écrans en plastique — pourquoi le verre l’emporte

Verre pliable ou écrans en plastique — pourquoi le verre l’emporte Avant que le verre UTG ne devienne commercialement viable, tous les téléphones pliables utilisaient du polyimide incolore (CPI) pour protéger leur écran. Les premiers modèles — le Galaxy Fold d’origine (2019) et le Motorola Razr (2019) — reposaient tous deux sur le plastique. Le passage au véritable verre a résolu plusieurs problèmes, mais a introduit de nouvelles contraintes qui continuent de transformer le secteur des écrans pliables.
✔ Avantages du verre UTG par rapport au plastique
  • Transmittance optique : 91-92 % contre 87-90 % pour le CPI
  • Dureté sur l’échelle de Mohs : 6-7 contre 2-3 pour le CPI
  • Aucun jaunissement ni dégradation optique au fil du temps
  • Meilleure réactivité tactile et meilleur retour tactile
  • Meilleure résistance aux agents nettoyants chimiques
⚠️ Limites du verre UTG
  • Coût de fabrication plus élevé (rendement <60%)
  • Nécessite encore un film protecteur souple en surface
  • Plus fragile lors de la fabrication et de l’assemblage
  • Nombre limité de fournisseurs (3-4 entreprises dans le monde)
  • Impossible d’atteindre des rayons de courbure inférieurs à ~0,5 mm
Prenez l’écart de transmittance — 91-92 % pour le verre UTG contre 87-90 % pour le CPI, selon les données d’une étude publiée sur PMC consacrée aux matériaux de protection des écrans flexibles — qui peut sembler faible sur le papier, mais devient perceptible en plein soleil. Une transmittance plus élevée se traduit par des couleurs plus lumineuses et plus vives ainsi qu’une meilleure lisibilité en extérieur, des qualités importantes pour un appareil mobile que les utilisateurs consultent des centaines de fois par jour. Depuis 2021, tous les grands modèles de téléphones pliables sont commercialisés avec du verre UTG plutôt que du CPI seul comme couche structurelle de protection de l’écran. Le CPI reste présent sous forme d’un fin revêtement protecteur sur le verre, mais l’ère des écrans pliables entièrement en plastique est pratiquement révolue.

Questions fréquentes

Q : Comment appelle-t-on le verre flexible ?

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Le secteur emploie les termes verre ultramince (UTG), verre cintrable, verre pliable et verre flexible. Parmi les appellations commerciales : SCHOTT UTG, Samsung UTG, Corning Gorilla Glass Ceramic et Dinorex UTG.

Q : Comment le verre pliable peut-il se plier sans casser ?

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Le verre devient flexible lorsque son épaisseur passe sous 100 micromètres. À une épaisseur de 30-50 µm, la déformation de surface lors du pliage reste largement inférieure au seuil de rupture. Le renforcement chimique par échange ionique crée en surface une couche soumise à des contraintes de compression qui s’oppose activement à la formation de fissures. Ensemble, ces deux facteurs permettent au verre ultramince de se plier plus de 200 000 fois avec des rayons de courbure inférieurs à 3 mm.

Q : Tous les téléphones pliables ont-ils un écran en verre ?

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Presque tous les téléphones pliables lancés depuis 2021 utilisent du verre ultramince comme principale protection de leur écran. Les modèles antérieurs, comme le Galaxy Fold d’origine (2019) et le Motorola Razr (2019), utilisaient à la place du plastique en polyimide incolore. Aujourd’hui, Samsung, Xiaomi, Oppo et les autres grands fabricants commercialisent tous des appareils pliables dont l’écran intérieur est doté de verre UTG, même si un film polymère souple reste appliqué sur le verre pour le protéger des chocs.

Q : Le verre pliable peut-il tout de même se rayer facilement ?

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Le verre lui-même présente une dureté de 6-7 sur l’échelle de Mohs et résiste à la plupart des rayures du quotidien. Cependant, tous les téléphones pliables actuels comportent une couche protectrice souple en polymère (TPU ou CPI) appliquée sur le verre UTG, et ce film se raye à une dureté de 2-3 sur l’échelle de Mohs — soit environ celle d’un ongle. Ainsi, même si vous utilisez techniquement un écran en verre, la surface que votre doigt touche reste un film plastique susceptible de se rayer.

Q : Le verre flexible de Corning est-il identique au Gorilla Glass ?

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Non. Le verre flexible de Corning destiné aux écrans pliables est un produit distinct du Gorilla Glass classique utilisé sur les téléphones à écran plat. Sa variante pliable est beaucoup plus fine et utilise une formulation d’échange ionique différente, adaptée à la flexibilité plutôt qu’à la résistance aux chutes. Le tout dernier produit de Corning dans ce domaine, Gorilla Glass Ceramic 3, associe le verre à des structures cristallines céramiques pour les appareils pliables et a été adopté en premier par Motorola pour sa nouvelle génération de Razr.

Q : L’iPhone pliable d’Apple utilisera-t-il du verre ultramince ?

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Plusieurs sources du secteur indiquent qu’Apple teste du verre ultramince flexible à épaisseur variable pour son premier iPhone pliable, attendu fin 2026. Des articles de MacRumors et de TrendForce suggèrent qu’Apple souhaite supprimer entièrement le pli visible en utilisant un verre plus fin dans la zone de pliage et plus épais ailleurs. Samsung Display serait le fournisseur de l’écran. Si Apple parvient à supprimer le pli — un motif d’insatisfaction de longue date des consommateurs concernant tous les appareils pliables —, cela pourrait accélérer l’adoption du verre UTG sur l’ensemble du marché des smartphones et accroître la pression sur SCHOTT, Corning et Nippon Electric Glass pour augmenter leurs capacités de production.

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À propos de cette analyse

Saiwei Glass fabrique des substrats de verre ultramince pour les écrans et les applications électroniques. Les données relatives au traitement par échange ionique et les chiffres de rendement cités dans cet article proviennent de notre expérience de production de verre dans la plage d’épaisseurs de 25-100 µm. Les comparaisons entre fournisseurs reposent sur des caractéristiques accessibles au public et sur des articles de sources tierces — nous n’entretenons aucune relation commerciale avec Samsung Display, Corning ou SCHOTT.

Références et sources

  1. Verre ultramince flexible à faible module de Young pour écran pliable (2026) — Journal of the American Ceramic Society
  2. Renforcement chimique du verre ultramince pour les écrans flexibles (2022) — Korean Ceramic Society
  3. Films de SiOC transparents et flexibles sur substrat de polyimide incolore (2021) — PMC / MDPI Coatings
  4. Le verre pliable : comment, pourquoi et la vérité sur le Z Flip de Samsung — The Verge
  5. Le Galaxy Z Flip 6 sera équipé d’un panneau UTG plus épais et plus durable — Android Headlines
  6. Samsung aurait atténué le pli de 20 % grâce au verre UTG — TrendForce
  7. Schott fournit la totalité du verre UTG utilisé dans le Samsung Galaxy Z Fold 3 — THE ELEC
  8. Apple teste toujours du verre ultramince pour supprimer le pli de l’iPhone pliable — MacRumors